Un peu d’histoire

De récentes découvertes

D’après de récentes découvertes, les îles auraient été fréquentées pendant plus de 8000 ans par plusieurs peuples d’Amérique du Nord, dont les Beothuks et les Paléo Eskimo.

Les explorateurs

L’histoire européenne des îles et de Terre-Neuve a débuté quand l’explorateur Giovanni Caboto plongea un panier dans la mer et le remonta à la surface rempli de morues: une véritable ruée vers l’or s’ensuivit.

D’abord baptisées « îles des Onze Milles Vierges » par le chevalier portugais Joao Alvarez Faguendes en 1520, puis les « îles Vertes » par les frères Corte Real, le nom Saint-Pierre fut cité pour la première fois par l’explorateur français Jacques Cartier en 1536. Quelques années plus tard, vers 1579, plusieurs pêcheurs basques donnèrent le nom de Miquelon à l’île qu’ils fréquentaient.
« Nous fumes ausdictes yles sainct Pierre, ou trouvasmes plusieurs navires, tant de France que de Bretaigne, depuis le jour sainct Bernabe, XIe de juing, jusques au XVIe jour dudict moys » – Jacques Cartier, juin 1536

Les messieurs de Saint-Malo

Les marchands de Saint-Malo s’établirent à Saint-Pierre vers la fin du XVIIe siècle pour y installer d’importantes habitations consacrées à l’exploitation de la morue. Ce sont les guerres successives entre Londres et Paris qui mirent fin à l’expérience coloniale française à Terre-Neuve dirigée depuis Plaisance. A la ratification du traité d’Utrecht de 1713, la France abandonna cette colonie et obligea les habitants à s’exiler au Cap Breton en Nouvelle Écosse, autrefois l’Isle Royale.
« The Ifland is as subject to Fogs as any part in Newfoundland yes if we may credit the late Planters it is very convienient for catching and curing of Codfish » – James Cook, 1763

Les rétrocessions

Lors du traité de 1763, les îles Saint-Pierre et Miquelon furent rendues à la France et malgré les déportations de 1778 et de 1793, les îles furent finalement rétrocédées à la France en 1816 par la Grande Bretagne.
« The French, it seems, are determined to lose no time in settling a colony at Miquelon and St Pierre. » – the LONDON GAZETTE, June 5 1783

L’âge d’or de la Grande Pêche

Pendant plus de 180 ans, ce fut la pêche à la morue qui fut le moteur de l’économie de Saint-Pierre et Miquelon.
« St Pierre was once the liveliest fishing port in the world. The eighties of the last century beheld its greatest prosperity. In those days seven to eight thousand fisheman from St Malo, Fécamp, St Brieuc, and Dieppe, and the arrival of the Terre Neuves, the vessels and crews from France, was a wondrous, treasure producing event. The French and St Pierre armateurs, or outfitters, reaped golden harvests indeed. » – Isles of Romance, George Allan England, 1929.

Les guerres mondiales

Pendant les deux guerres mondiales, les habitants de l’archipel démontrèrent leur attachement à la France par leur sens du sacrifice. Plus d’un quart des mobilisés de 1914-1915 sont morts sur le champ de bataille, et pendant la seconde guerre mondiale, les îles rallièrent la France Libre dès Noël 1941.

La prohibition

Curieusement c’est la prohibition aux États-Unis qui contribua à la plus grand période de prospérité économique aux îles Saint-Pierre et Miquelon.

La pêche aujourd’hui

De nos jours, la pêche est en pleine mutation et s’adapte aux nouvelles réalités. La population jeune et dynamique se consacre au maintient de cette enclave française en Amérique du Nord.

Pour plus d’information sur l’histoire et la culture des îles, nous vous recommandons la lecture du site GrandColombier.